MALI : POLICE NATIONALE : LE DG PEINERAIT-IL A IMPOSER SON AUTORITE ?

Le Directeur Général de la Police Nationale, l’Inspecteur Général Moussa AG INFAHI rencontrait, le lundi 30 novembre 2020, les chefs d’Unités des Commissariats de sécurité publique, en présence du Directeur Régional de la Police du District de Bamako, Contrôleur Général Siaka B. SIDIBE, de l’Inspecteur en Chef de la Police Nationale, le Contrôleur Général Issa KONATE, ainsi que plusieurs Chefs de service.

Les sujets abordés lors de cette rencontre portaient en majeur partie sur les comportements peu orthodoxes de certains policiers qui ternissent l’image de la Police, à savoir les contrôles clandestins, les comportements véreux des agents, la délivrance de certaines pièces administratives moyennant une somme d’argent… Il avait aussi été question de discuter de la recrudescence de l’insécurité à Bamako et dans les villes de l’intérieur avec l’augmentation de la fréquence des braquages et autres attaques à main armée, de jour comme de nuit. S’agissant du comportement aux antipodes de l’orthodoxie du corps dont se livrent certains policiers, le Premier responsable de la police Nationale avait clairement instruit aux Chefs d’unités de veiller sur les hommes qui sont sous leur commandement enfin de rehausser l’image de la corporation. Il avait mis l’accent sur le changement de comportement en invitant les uns et les autres à l’exemplarité et au travail bien fait.

Face à la recrudescence de l’insécurité, le Directeur Général de la Police Nationale, l’Inspecteur Général Moussa AG INFAHI, tout en saluant les efforts de la Police dans la lutte contre l’insécurité, avait d’exhorté les Chefs d’Unités à redoubler d’efforts pour renverser la tendance aux fins d’assurer la quiétude des citoyens à travers la multiplication des patrouilles et des contrôles, la collecte de renseignements par les unités de sécurités publiques et la réinstauration d’une police de proximité plus présente et plus efficace.

Ces instructions du premier responsable de la police nationale ne sont cependant pas suivies d’effets, car des policiers véreux continuent de rançonner des paisibles citoyens et l’insécurité va crescendo un peu partout, surtout à Bamako

Comme on le mettait en exergue dans ses mêmes lignes, si le banditisme et la criminalité ne sont pas des phénomènes nouveaux au Mali, il importe cependant de dire qu’ils sont aujourd’hui récurrents dans nos villes et campagnes et sur la presque totalité des axes routiers reliant nos grandes villes. Le cas de Bamako se passe de tout commentaire ! En effet, si les actes de banditisme et de braquages y avaient lieu la nuit dans les banlieues et sur les axes non éclairés, la situation est de plus en plus inquiétante. A n’importe quelle heure, de jour comme de nuit, les gens se font massacrer à Bamako. La mort du pharmacien Kodjo, jusque dans sa pharmacie sise à Kalaban-Coura, par des bandits armés, il y a de cela quelques mois, reste encore vivace dans les esprits, et le braquage et le pillage d’une banque au 1008 Logements, le 1er décembre dernier aux environs de onze heures, en plein jour donc, n’est qu’un cas parmi tant d’autres.

Le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile est donc fortement interpellé. Il urge en effet d’élaborer un autre plan de sécurisation de la ville de Bamako et environs, tout comme pour le reste pays !

 

MAIMOUNA DOUMBIA  

Source : Le Soir De Bamako

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