Manifestation pour le départ du G5 Sahel de Badalabougou : La CNDH invite le gouvernement à concrétiser sa décision

Dans son communiqué N°013-2019-/CNDH du lundi 8 juillet 2019, la commission nationale des droits de l’homme se prononce sur les manifestations autour du départ du quartier général du G5 Sahel de Badalabougou.

 

Que de manifestations réprimées par les forces de l’ordre  ces derniers temps dans le premier quartier universitaire de Bamako, Badalabougou ! Ces marches récurrentes, avec toujours des blessés et des dégâts matériels, constituent un fait déplorable pour la CNDH. « La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) suit avec inquiétude les rebondissements dans la grogne sociale relative à la contestation, par les habitants de Badalabougou et ses environnants, de l’installation du siège du G5 Sahel dans leur quartier», indique la CNDH dans son communiqué, avant de rappeler les incidents survenus lors des dernières marches des 5 et 6 juillet. On se rappelle que ces manifestations ont fait plusieurs dégâts matériels puisque des véhicules ont été saccagés et il y a eu plusieurs blessés.

A ce titre, la CNDH rappelle que la liberté de manifestation sans trouble à l’ordre public est un droit démocratique à préserver. De ce fait, elle a invité le gouvernement à tenir compte de cette exigence constitutionnelle et condamne tout usage de la force.

S’adressant aux unités de maintien d’ordre à n’utiliser la force que comme dernier recours. Pour le respect du droit des citoyens ainsi que de la constitution malienne voire la lutte contre l’impunité, cette organisation de protection des droits de l’homme « appelle le gouvernement à l’ouverture d’une enquête impartiale et diligente afin d’identifier, poursuivre et punir les auteurs de violences et ceux de toute bavure policière constatée lors desdites manifestations ».

Dans ce communiqué, chaque partie a eu sa dose en matière de conseil à la retenue. S’adressant à la population, la CNDH invite à « l’exercice des droits fondamentaux » sans avoir besoin de recourir à la violence.

La Coordination nationale des droits de l’homme finit par exhorter le gouvernement malien à « mettre en œuvre sa sage décision de transfert du siège du G5 Sahel vers un autre site, adopté en conseil des ministres le 20 juin courant, pour un dénouement heureux de cette crise. »

TOGOLA

Le Pays

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