Mépris des autorités de la transition : Dicko en pompier pyromane !

L’imam Mahmoud Dicko, celui-là qui était retourné dans sa mosquée en abandonnant ses camarades du M5-RFP dribblés par les colonels, gardant le silence sur des pratiques peu orthodoxes des autorités actuelles, tolérant les nominations claniques dont certains de ses proches en ont bénéficié, fermant les yeux sur la violation des textes dans la composition du CNT dans lequel certains de ses proches siègent, est actuellement furieux contre les autorités de la transition. Même si les reproches qu’il fait à ces autorités sont exactes, lui, Dicko, n’est pas la personne la mieux indiquée pour dénoncer le mépris de celles-ci , puisqu’il a été plusieurs fois concerté pendant que d’autres acteurs sont écartés.

Entre l’imam de Badalabougou et la politique, c’est comme le poisson et l’eau. Comme le poisson ne peut pas vivre sans l’eau, l’imam ne peut pas se débarrasser de la politique. Il combat celui ou ceux qui le gênent, atteint son objectif, retourne dans sa mosquée, observe la situation et retourne sur la scène politique si ses anciens alliés ne font plus son affaire. Voilà Mahmoud Dicko.

Après son manifeste controversé dans lequel l’imam, dans un message non clair, a montré sa déception quant à la gestion de la gestion de la transition, cette fois-ci, il dénonce, sans froid aux yeux, les autorités de la transition. Il trouve le président de la Transition méprisant, le premier trop timide. « On ne gère pas un pays avec arrogance. Il faut écouter le cri de détresse du peuple », a-t-il laissé entendre avant d’ajouter : « je le dis haut et fort, il faut que les autorités de la transition sortent de leur isolement. Un président distant de son peuple, un Premier ministre froid, un vice-président je ne sais quoi. Cela ne peut conduire le pays dans le bon sens ». Quelle vérité ! Ce qu’il reproche à ces autorités est une réalité. L’inclusivité n’y est pas. Depuis le renversement du régime IBK, la classe politique est beaucoup mise de côté dans la gestion de la transition. Le manque de concertation a été plusieurs fois dénoncé par certains acteurs dont le M5-RFP. Mais où était Dicko pendant tout ce temps que le M5 criait, pendant que certains citoyens sont arrêtés de façon « arbitraire », pendant la composition contestée du CNT ? Les autorités transitoires ont-elles commencé leur mépris envers les citoyens aujourd’hui ? Non.

Don même si ses propos sont vrais à l’encontre des autorités, il n’est pas la personne la mieux placée pour dénoncer ce mépris. La raison : Dicko a participé à presque tout le processus de la mise en place des organes de la transition. Il était là quand le président de la transition a été désigné ; il aurait été consulté quand le premier a été choisi ; il a ses proches collaborateurs dans le gouvernement, dans le CNT, dans le cabinet de premier ministre. Si les autorités transitoires sont méprisantes en faveur les populations, il les a aidés dans cette posture pendant tout ce temps.

En analysant les propos de « l’éclairé imam » de Badalabougou, on comprend aisément que quelque chose n’a pas marché entre lui et les autorités en place. Une autre raison qui pourrait être avancée, il veut se blanchir, car il est accusé, par bon nombre de Maliens, d’être proche des nouvelles autorités. Il ne souhaite donc pas être comptable du mauvais bilan des autorités de la transition.

Boureima Guindo

Cela se passe de tout commentaire ! Car, la mairie de la commune urbaine de San est secouée par un scandale qui les plus avertis à se poser la question de savoir comment la cupidité peut amener nos cadres sensés incarner les vertus de probité, d’honnêteté, d’intégrité… à inscrire leurs actions dans des pratiques qui violent tous les principes d’orthodoxies en matière de gestion des affaires publique les poussant ainsi à bousculer les limites du tolérable.

En effet, sur la base d’une dénonciation anonyme relative à la confection et à l’émission de fausses quittances de trésor par un réseau entretenu par certains cadres de la mairie de la commune urbaine de San, la Brigade d’investigations du Pôle Economique et Financier de Bamako a aussitôt diligenté une enquête afin d’en savoir davantage sur cette dénonciation.

A l’issue des premiers éléments, le constat était sans appel, les enquêteurs ont conclu qu’il existe effectivement un réseau de confection de fausses quittances du trésor public. Ainsi, une fois confectionnées celles-ci sont utilisées pour effectuer les recouvrements en lieu et place des vraies quittances imprimées par la Direction nationale du Trésor.

Selon nos indiscrétions, l’enquête a aussi révélé que cette pratique était en cours depuis 2010. Toujours selon les premiers éléments de l’enquête, les soupçons pèsent sur plusieurs personnalités de ville de Santoro ni Karatela notamment l’actuel maire, Félicité Diarra, le Régisseur de la mairie, Synali Tieba, l’ancien maire, Sine Traoré et l’ancien président du GIE Dallan, Bourama Berthé qui ont tous été auditionnés par le Pôle Economique et Financier de Bamako. Pire, de l’avis des spécialistes, ces fausses quittances confectionnées et émises ont fait perdre au trésor public plus de quatre milliards FCFA dans la circonscription de San.

De sources proches du dossier, les enquêteurs de la Brigade d’investigations se sont penchés également sur la question lancinante des dénonciations relatives à la gestion des affaires foncières des autorités communales de San. Ainsi, les enquêteurs ont constaté qu’un espace de plus de 10 hectares situé à Térékoungo, un quartier de San, avait été loti et attribué dans des conditions très floues et en violation de toutes les règles procédurales de gestion des affaires foncières et du Code des collectivités territoriales.

Les enquêteurs restent déterminés à faire toute la lumière sur cette affaire qui occasionne des saignées le Trésor public afin de démanteler les réseaux similaires implantés au sein des collectivités territoriales des autres localités de notre pays.

Nous y reviendrons !

Mama PAGA 

Source: Journal le Pays- Mali

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