Relance de l’économie malienne : le gouvernement entend poser les jalons dans les délais convenus

Vendredi 19 février 2021, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), le Premier ministre Moctar Ouane a livré le plan d’action du gouvernement (PAG) devant le Conseil National de Transition (CNT). La séance de débats consécutifs à la présentation de ce Plan d’Action du gouvernement se tient, ce lundi 22 février 2021, au Conseil National de la Transition. C’est en présence du Premier ministre.

Dans sa déclaration de plan d’action du gouvernement, le Premier ministre malien n’a-t-il pas enlevé l’épine qui dérangeait tant dans les pieds des détracteurs du pouvoir transitoire ? Toutes les réformes prévues seront exécutées dans le délai convenu pour la Transition, a-t-il rassuré.

En plus des six axes prioritaires du PAG, la lutte contre la pandémie du coronavirus et ses conséquences sur l’économie malienne occupent une place centrale dans le programme d’Action gouvernementale du Premier ministre de la Transition.

Miser sur le secteur privé

Rappelant tout l’accompagnement des autorités politiques maliennes aux entreprises affectées par les effets de cette pandémie, le Premier ministre a rassuré que le « gouvernement maintiendra, malgré les nombreux défis, une politique budgétaire soutenable visant à maintenir le solde global des finances publiques à un niveau compatible avec la viabilité de la dette ».

Dans la même dynamique d’accompagnement des entreprises pour une relance économique plus inclusive, le gouvernement envisage de nouvelles perspectives inscrites « dans la vision du Cadre pour la relance économique et le développement durable (CREDD) ».

Selon les précisions de Moctar Ouane, il s’agit notamment pour le gouvernement « de créer les conditions d’une transformation structurelle de l’économie en vue d’une croissance forte et inclusive permettant de réduire significativement la pauvreté et d’asseoir les bases d’une économie émergente ».

Cette ambition sera difficile à atteindre si l’accent n’est pas mis sur le secteur privé. Conscient de cela, le gouvernement fera de « la promotion du secteur privé et le développement des investissements directs étrangers en lien avec l’amélioration du climat des affaires, la promotion du partenariat public-privé ainsi que le développement de nouvelles sources de financement comme la finance islamique ou les financements participatifs », son cheval de bataille.

Appel à l’union sacrée

Pour la réalisation de toutes ces ambitions, le gouvernement de la transition a lancé un appel à tous les Maliens pour l’union sacrée autour du Mali. « Il s’agit de travailler avec eux [toutes les forces vives, les représentants des partis et groupements politiques NDLR], la main dans la main, pour la réussite de la Transition dans l’intérêt exclusif de la nation malienne », a-t-il souligné.

Toutefois, le Premier ministre, pour sortir des pieds la dérangeante épine autour de la durée de la transition, rassure que « les moyens seront mis en œuvre pour organiser, dans les délais convenus, des élections libres et transparentes afin de doter le pays d’institutions fortes et démocratiques et poser les jalons d’une gouvernance saine plaçant le citoyen au début et à la fin du développement ».

Notons que le PAG tourne autour de six principaux axes : la sécurité, la bonne gouvernance, le dialogue avec les djihadistes, l’organisation d’élections générales, le respect du délai convenu pour la transition, la révision constitutionnelle.

Bakary Fomba

Source: Phileingora

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