En principe, les élus de l’inter collectivité du «Grand Bamako» partent en grève aujourd’hui jusqu’à dimanche prochain. L’information a été donnée, vendredi dernier dans les locaux de la mairie du district de Bamako, lors d’un point de presse animé par la vice-présidente du Syndicat mixte de l’inter collectivité du «Grand Bamako», Mme Karambé Rokia Diarra. Cette initiative de débrayage sonne comme une réponse aux «interpellations et mise sous mandats de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako des maires du district de Bamako, de Baguinéda, de Mountougoula et deux élus de la Commune I».

 

Selon l’animatrice du point de presse, au regard des responsabilités de ces élus, en l’occurrence celles du maire du district de Bamako, la privation de leur liberté de mouvement présente plus d’inconvénients que d’avantages. «Son incarcération (Adama Sangaré) représente en termes de création d’emplois et de retombées financières une perte considérable pour la collectivité», a déclaré Mme Karambé Rokia Diarra.

Aussi, pour elle, l’arrestation du maire du district de Bamako risque d’annihiler les efforts en cours notamment dans les domaines de l’assainissement, du changement climatique et de la mobilité urbaine.

C’est pourquoi, elle a estimé que la mise en liberté des maires du district de Bamako, de Baguinéda et de Mountougoula qui n’entrave en rien la manifestation de la vérité des affaires pendantes devant la justice de notre pays, rapporterait plus à leurs collectivités que leur détention.

Bembablin DOUMBIA

L’Essor